A PARTIR DE MAÏS …
LES ABBÉS ET LA VIE DANS LES MONASTÈRES
PHILOSOPHIE DE L’ÉLEVAGE
COLLABORATION
 



 
 

A PARTIR DE MAÏS …

Tout a commencé pendant la période de Noèl du 2000, quand sans prévenir, est entré dans ma vie le plus doux des êtres vivants : il s'agit de Romanza del Sogno Antico (romance d'un rêve ancien).

Bien sûr, comme tous les chiens qui entrent dans une nouvelle maison, elle a été rebaptisée, et son nom est désormais Maïs. Maïs, pour sa couleur, bien sûr, mais aussi pour souligner qu'elle a autant d'importance pour moi que ce grain n'en a pour l'espèce humaine. Si je devais expliquer le rapport qui est né entre nous, je crois que je pourrais écrire pendant des heures, mais là n'est pas le propos ! Je voudrais, par contre, expliquer ce qui est né entre les Golden et moi.

Vous avez probablement déjà consulté des ouvrages consacrés à cette race splendide, et vu des photos attendrissantes… mais tant que l'une de ces merveilles de la nature ne vous aura pas regardé droit dans les yeux, jamais vous ne comprendrez vraiment ce qu'est un Golden ! …

Quelques ans ont passés : j'en ai fait du chemin, j'ai étudié la race, les caractéristiques morphologiques, le caractère et pendant ce temps, mon amour grandissait. Aidée par des éleveurs, vrais amoureux de la race, j'ai étudié et compris ce que sont les lignées, quelles sont les maladies héréditaires, et ce qui est bon pour la santé de ces chiens.

Bien sûr, j'ai encore de nombreuses choses à apprendre, mais aujourd'hui je peux affirmer bien connaître les Golden. Maïs n'est plus un objectif : c'est un point de départ. Elle est la souche de ce que j'espère être une grande dynastie. Voilà donc mon premier engagement : je veux absolument conserver ou plutôt renforcer le caractère doux et sûr, la santé de fer et la capacité au travail de Maïs. Mais les Golden sont, dit-on, comme les cerises : une attire l'autre… et à peine vingt mois après l'arrivée de Maïs, voici que Crusca (le son, céréale) fait irruption dans ma vie. Comme je l'ai déjà dit, lorsque l'un de ces adorables chiots vous regarde droit dans les yeux, ça vous pénètre jusqu'au cœur… Et c'est ainsi que j'ai décidé qu'il nous serait impossible, à Maïs et à moi, de continuer à vivre sans cette autre délicieuse créature au poil blond !

Crusca, de son vrai nom Thuaidh Paint the Sky With Stars, Crucru pour les intimes, est devenue une nouvelle et émouvante aventure qui a sûrement contribué à amplifier ma connaissance de cette race splendide.

Crusca est un chien irrésistible : sa joie de vivre et son impétuosité sont pratiquement contagieuses. Sa course, son allure fière et élégante sont un spectacle pour ceux qui la contemplent !

Crusca a une prédisposition naturelle à communiquer avec son maître au point d'en faire sa raison de vivre. Elle est douce et cette douceur est marquée par ses grands yeux et par son besoin constant de contact physique. Elle jouit, de plus, d'une condition physique qui lui permet de s'adonner aux « activités sportives » comme la course et la natation avec la joie intarissable d'un chiot.

Crusca est l'incarnation de ce qui est devenu mon credo  : le Golden Retriever est vraiment un chien merveilleux et complet qui ne recherche que le bon maître. Tout à l'heure je vous parlais de cerises… toujours selon un proverbe italien, un gâteau bien réussi, doit être « couronné » d'une cerise… eh bien, moi j'ai eu beaucoup de chance car sur mon gâteau j'ai pu en mettre deux: Maïs et Crusca me donnent tant de joie  !!!

Maïs a eu une merveilleuse portée de neuf petites pestes et deux sont restées avec moi !

Je les ai appelées Pannocchia (épi de maïs) et Natalina… Panna (crème fraîche) et Nat pour les intimes. Il m'est impossible de vous expliquer ce qu'elles représentent au sein de ma famille/meute… Pensez qu'elles sont nées la nuit de Noël !

Panna ne pouvait avoir un nom mieux choisi : une montagne de douceur avec deux grands yeux noirs. Nat, par contre, est le portrait de sa tante Crusca : dynamique et sportive ! Quand je les observe face aux nouveautés que la vie leur propose, quand elles jouent, ou plus simplement quand elles attendent un biscuit avec l'air désinvolte et sûr, typique des jeunes chiens qui se sentent des « grands », elles me rappellent deux personnages du film Pinocchio : le chat et le renard !…

Croyez-moi, mon rôle impose une attitude de mère éducatrice, mais ces deux casses-cou éveillent le plus souvent en moi le rôle d'une grand-mère qui adore gâter, sachant que c'est parfois une mauvaise chose…

Chaque jour les satisfactions augmentent, et l'orgueil du travail accompli aussi…

Je me rappelle encore ma séparation d'avec ma première portée…Une catastrophe … J'en fus émue au point de ne plus savoir si j'allais continuer l'élevage ou abandonner…

Une de mes amies, éleveur expert, me dit : « c'est un vrai crime de ne pas permettre aux autres de goûter aux joies d'un Golden, comme ce fut ton cas lorsque Maïs est entrée dans ta vie »…

Dans les moments difficiles, cette remarque si simple et si vraie me console ! … Et avec un renouveau d'enthousiasme, je recommence.
 
 
 
1